• 4.8. Alice

     

     

                    Mon cœur, doucement, se fait plus timide et, au diapason de celui que j'aime, il bat moins vite, au rythme des années envolées, si vite englouties, qui déjà nous pressent de laisser place à la relève.

     

    4.8. Alice

     

                     Les âges se succèdent, les bougies sont soufflées. 

     

    4.8. Alice

    4.8. Alice

    4.8. Alice

    4.8. Alice

    4.8. Alice

     

                  Le temps du choix est venu, me dit-on.  En aucun cas, je ne voudrais être celle qui décidera.  Jamais il ne m'a été demandé de commander l'avenir et c'est heureux, tant cette idée m'angoisse! 

     

    4.8. Alice

     

                    Qui de Bao, Simi ou Aneth reprendra ma plume?  

     

    4.8. Alice

     

                     Laquelle de tes filles, Oriane, d'Almérya, de Patience ou d'Hélène sera témoin de son destin? 

     

    4.8. Alice 

     

                     A cette heure, je ne pourrais le dire, le décider et c'est heureux, je le répète encore!

                    Le chemin qui fut le mien était doux et sirupeux.  Je le voudrais à l'identique pour chacun de mes enfants que j'aime infiniment.  Toutes et chacune différente, je crains pour leur avenir tout en l'espérant joyeux et beau.  Si j'avais des ailes, je les ouvrirais pour les couvrir de tendresse et les protéger de l'amour qui fait mal, de l'amitié qui trahit, des larmes et des chagrins qui font trembler les mentons et déchirent les entrailles.  Mais je n'ai point d'ailes.                 

                       D'elles, il y a tout à apprendre.

                  Bao, la scintillante, la pétillante, l'amie, l'adorable, le petit diablotin de la famille.

     

    4.8. Alice 

     

               Simi, l'obstinée, la géniale de la famille, l'intrépide aussi qui ne sait ce qu'elle fera de l'avenir mais ne trahira jamais qui elle pense être - qui est-elle? - et sa soif d'apprendre.

     

    4.8. Alice

     

                  Et Aneth, ma miss couette-couette à moi, l'artiste de la famille hésitante entre papier, violon et piano.

     

    4.8. Alice

     

             Les partitions sont prêtes, encore vierges, il ne reste qu'à les inventer.   Peu importe la finalité, seul compte le chemin.

     

    4.8. Alice

     

                 Encore te dire, ma chère Oriane, à quel point j'ai aimé être ton alter aego d'ailleurs.

                 A jamais,

     

    4.8. Alice

    Ton Alice

     

    PS : Moi, je l'ai toujours beaucoup aimé ton Willem. Votre complicité était si belle à lire au fil des âges qu'il doit forcément en rester quelque chose, au bout du chemin... sinon, à quoi bon vivre et aimer?  La solitude est un si triste linceul, il me peinerait d'imaginer que tel est celui que tu as choisi.

     

     

     

    "Bon et bien, ma chère sœur, il est évident que mon héritier cinquième du nom et le tien seront des filles.

    Oh misère...  Pourvu que la génération suivante ne ressemble pas à celle-ci.  Si je n'étais pas déjà mort, je craindrais de ne point y survivre.

    Bisous moqueurs,

    4.8. Alice

    Romuald"

     

     

     

                        

     

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  • Commentaires

    1
    Pythonroux
    Mardi 12 Janvier 2016 à 20:48

    encore une fois, une très jolie plume pour raconter les petites histoires d'Alice. J'ai adoré cette nouvelle lettre.

    mais pourquoi Romuald n'a-t-il pas déjà choisit l'héritière d'Oriane ??? ;)

      • Mardi 12 Janvier 2016 à 21:06

        Romuald n'a pas choisi l'héritière d'Oriane parce que je voulais qu'Oriane écrive encore une lettre: l'entretien avec Vanille qui devrait avoir lieu.  J'espère que tu n'es pas trop déçu. :( 

        Et merci encore pour tous tes commentaires qui me touchent tellement. :)

    2
    Sakura5192
    Mardi 12 Janvier 2016 à 21:20

    Mon coeur balance pour Simi (elle est à croquer :D)

    3
    Mercredi 13 Janvier 2016 à 09:12

    Bon, nous arrivons au bout du chemin pour Alice. La maturité lui va bien également. J'aime beaucoup Simi également, mais peut être qu'elle ressemble beaucoup à sa mère. La pétillante Bao serait peut être finalement mieux ? Et, puis une rouquine cela changerait ^^. Maintenant, c'est à toi de décider Eulaline. Celle que tu trouves la plus apte à prendre la relève.

    4
    Samedi 16 Janvier 2016 à 03:42

    Les "bisous moqueurs" de Romuald résument presque ces deux Legacys : de la tendresse, de l'humour et de la délicatesse. Et je trouve que ce chapitre en est plein, de délicatesse. C'est presque étrange de constater que la petite Alice qui courait après les fées, a laissé sa place à une Alice plus mûre, plus posée. Mais n'est-ce pas le chemin de la vie ? Pas pour tout le monde ! ^^

    Quand à la relève, quelle relève ! ^^ Mon coeur balance entre Bao à la crinière flamboyante et Simi la studieuse ! :)

    5
    Lundi 9 Mai 2016 à 23:08

    Elles sont toute très jolies et très attachante, le choix sera plus que difficile <3

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